Monter a Paris

Se lever tôt, préparer ses affaires.Je voudrais ne rien oublier mais monter a Paris, c’est tellement plus agréable quand on est légers.

Mettre des chaussures pas trop confortables. Un sac pas trop gros. Pour croire un peu que j’habite la bas. Que cette ville est aussi a moi. Que je connais le plan du métro et le fonctionnement des vélib.
Ne pas trop se dépêcher. Comme un parisien qui ne serait pas trop pressé. Un parisien qui n’existe pas en fait.
Attendre le train. Monter dedans. Avoir trop chaud, ou trop froid. Dormir, lire ou les deux. Avoir les oreilles qui se bouchent. Regarder les gens dans le train. Ceux qui dorment surtout, les autres, je n’ose pas.
Voir la banlieue qui se dessine par la fenêtre. Industrielle, moche, triste comme le paris que je ne voudrais pas. Je préférai les vaches, les champs et la vie comme dans Martine a la ferme que j’apercevais plus tôt. Tiens des maisons, des pavillons. Une vie de ville de province, mais au bord du TGV. Les immeubles. Les autres TGV que l’on croise et qui nous dépassent. Puis la Gare de Lyon. Ces briques. Les TGV a l’arrêt. La voix dans le micro.

Remettre ses chaussures, ranger ces affaires…
Les pas sur le quai, ce n’est pas encore paris. Paris se mérite, il faut d’abord remonter le train. Se confronter a la foule et aux papiers sales sur les trottoirs gris. Puis lever les yeux. Voilà Paris.

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